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Pourquoi on a abandonné le plastique autour de nos cannettes

22 juillet 20264 min de lecturePar l'équipe OceanSip
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Au départ, on n'y avait même pas pensé. Beaucoup de packs de cannettes sont maintenus ensemble par un sleeve : un film plastique thermorétractable qu'on imprime et qu'on chauffe autour des cannettes pour les regrouper. C'est rapide, pas cher, et à peu près tout le monde l'utilise. On était partis pour faire pareil.

Le sleeve, ce plastique qu'on ne voit plus

Le problème, c'est qu'un sleeve n'est pas juste un emballage : c'est un plastique collé à de l'aluminium. Une fois imprimé et thermofixé sur la cannette, il devient très difficile à séparer lors du recyclage. Dans beaucoup de centres de tri, une cannette avec un sleeve trop couvrant est tout simplement écartée de la filière aluminium et finit incinérée.

Pour une marque qui promet de financer la collecte de plastique océanique à chaque vente, packager notre propre produit dans du plastique non recyclable aurait été absurde. Le problème, c'est qu'on ne s'en est rendu compte qu'assez tard dans le projet.

Une phrase qui a tout changé

« Oubliez le sleeve. C'est du plastique, et ça rend la cannette invendable pour une marque comme la vôtre. »

C'est un producteur belge, contacté pour un devis d'impression, qui nous a dit ça — presque en passant, entre deux questions techniques sur nos volumes. Sur le moment, ça a jeté un froid : on avait déjà des maquettes de sleeve prêtes, et changer de solution voulait dire retarder la production de plusieurs semaines.

Mais il avait raison, et le plus gênant, c'est qu'on aurait dû s'en rendre compte nous-mêmes avant qu'un fournisseur ait besoin de nous le signaler.

Ce que ça change concrètement

Pour le recyclage

On est passés à une impression directe sur l'aluminium (sérigraphie sur canette nue), sans film plastique du tout. La cannette reste 100 % aluminium, recyclable à l'infini, sans étape de tri supplémentaire pour la séparer d'un emballage.

Pour le coût

L'impression directe coûte un peu plus cher à l'unité que le sleeve sur de petits volumes — c'est une partie de la raison pour laquelle notre prix est celui qu'il est. On préfère assumer ce surcoût plutôt que de vendre une boisson qui prétend protéger l'océan dans un emballage qui pollue.

La leçon qu'on en tire

Ce n'est pas une anecdote qu'on raconte pour se donner le beau rôle. C'est plutôt l'inverse : ça montre qu'on est parti avec les mêmes réflexes que n'importe quelle marque pressée par les délais et les coûts, et qu'il a fallu un regard extérieur pour qu'on corrige le tir. Depuis, on essaie de se poser systématiquement la question « est-ce qu'un fournisseur devrait nous signaler ce problème, ou est-ce qu'on l'a déjà vu venir » — sur l'emballage, sur les fournisseurs, sur la collecte.